Gastronomie Chinoise
On the road

En Chine, l’art de bien manger commence par le partage

Lorsque l’on pense à la gastronomie chinoise, on imagine souvent des baguettes, du riz, du thé ou encore le célèbre canard laqué de Pékin. Mais ce qui m’a le plus surprise durant mon séjour en Chine, ce n’est finalement pas un plat en particulier. C’est la manière dont les repas sont pensés et vécus.

Car en Chine, manger est avant tout un moment de partage.

Dès les premiers déjeuners et dîners, un détail a attiré mon attention : les grandes tables rondes autour desquelles tout le monde s’installe. Au centre, un plateau tournant accueille une multitude de plats qui défilent sous les yeux des convives. Chacun se sert, goûte, découvre et partage.

Ici, il n’y a pas vraiment de notion d’assiette individuelle comme nous la connaissons souvent. Le repas devient une expérience collective où chacun participe à la découverte des saveurs.

Et quelles saveurs !

Au fil des jours, j’ai découvert une cuisine bien différente de l’image parfois simplifiée que l’on peut en avoir. Ce qui frappe rapidement, c’est la recherche permanente d’équilibre. Les plats ne sont généralement ni trop salés ni trop sucrés. Les saveurs sont présentes mais rarement excessives. Même lorsqu’un ingrédient domine, il semble toujours compensé par un autre

Cette quête d’équilibre se retrouve partout dans la cuisine chinoise et participe probablement à cette sensation de légèreté ressentie après les repas.

Gastronomie Chinoise

Autre découverte : l’omniprésence du riz sous toutes ses formes.

Bien sûr, il y a le riz que l’on retrouve à table presque quotidiennement. Mais il existe également une multitude de préparations à base de farine de riz : nouilles, raviolis, galettes, pâtisseries ou encore spécialités locales. Cet ingrédient constitue l’un des piliers de l’alimentation chinoise et contribue à des repas généralement faciles à digérer.

À plusieurs reprises durant le voyage, malgré l’enchaînement des visites et des déplacements, j’ai été surprise de ne jamais ressentir cette lourdeur que l’on associe parfois aux repas copieux.

Le thé fait également partie intégrante de cette culture de la table.

Gastronomie Chinoise

Tout au long du séjour, le thé noir accompagnait très souvent les déjeuners et les dîners. Bien plus qu’une simple boisson, il est considéré comme un allié de la digestion et s’inscrit dans une approche plus globale du bien-être. Là encore, on retrouve cette idée très présente en Chine : prendre soin de son corps au quotidien plutôt que d’attendre l’apparition d’un problème.

Et puis il y a les spécialités emblématiques.

Impossible d’évoquer la gastronomie chinoise sans parler du célèbre canard laqué de Pékin. Sa peau croustillante, sa découpe minutieuse et tout le rituel qui accompagne sa dégustation en font bien plus qu’un simple plat : une véritable institution culinaire.

Gastronomie Chinoise

Mais si Pékin m’a séduite par la finesse et l’équilibre de sa cuisine, Changsha m’a offert une surprise inattendue.

Dans cette ville du centre de la Chine, les saveurs deviennent plus audacieuses. Les piments occupent une place importante dans de nombreux plats et certains repas n’auraient pas déconcerté un palais tunisien habitué aux saveurs relevées. Cette cuisine plus épicée, plus chaleureuse et plus expressive m’a parfois rappelé certaines sensations que l’on retrouve chez nous.

Au-delà des recettes elles-mêmes, ce voyage m’a surtout fait comprendre que la nourriture occupe en Chine une place particulière. Elle est à la fois un plaisir, un lien social, une tradition et une manière de préserver un certain équilibre de vie.

Et c’est peut-être cela que je retiendrai le plus : cette capacité à transformer chaque repas en un moment de partage, de découverte et de bien-être.

Jihène Ben Hassine